Ce
qu’il faut savoir
Aucun sport, ni aucun niveau de pratique sportive n’est
maintenant épargné par le dopage.
Que ce soit la pétanque, le cyclisme ou les échecs, pendant la
compétition ou la pratique sportive de loisirs en club ou hors
club, le dopage sévit partout.
Les pratiques de dopage commencent de plus en plus tôt.
Le plus jeune sportif contrôlé positif en France avait 8 ans.
Le dopage est interdit par la loi et surtout il est dangereux pour la
santé. Définition
La définition légale du dopage, c’est l’utilisation de
substances ou de procédés interdits qui modifient les
performances.
C’est aussi détourner de leur usage habituel des médicaments ou
d’autres substances.
Histoire
Le dopage existe depuis toujours.
Il y a plus de mille ans, les champions grecs essayaient déjà de
trouver de la force en avalant toutes sortes de tisanes.
Avant les années 60, on utilisait l’alcool, la cocaïne, la
caféïne. Dans les années 60 ont vit apparaître les amphétamines,
les sportifs utilisaient déjà les stéroïdes anabolisants ou les
corticoïdes sans aucun contrôle.
Ce n’est qu’en 1974 que la lutte anti-dopage commence à
permettre de déceler les amphétamines et autres substances
apparentées.
Puis en 1976, les contrôles permettent de déceler les
anabolisants.
Dans les années 80, les athlètes se tournent vers les substances
hormonales naturelles comme la testostérone. Difficile dans les
contrôles de faire la différence entre production hormonale
naturelle ou un produit avalé. Une notion de seuil critique est
alors institué, au-delà duquel la prise de produit est suspecté.
Les tricheurs trouvent une parade avec une autre hormone qui
fait baisser le taux de la 1ère, l’épitestostérone.
Les années 90 voit apparaître l’EPO (érythropoïétine), même si
elle est interdite par le CIO dès 1990.
Régulièrement de nouveaux produits sont mis sur le marché,
quelquefois même sans test sur l’Homme au préalable. Et c’est
toujours la course contre le contrôle. Dès qu’un produit peut
être décelé lors d’un contrôle, un autre prend sa place.
Aujourd'hui s'ajoutent les transfusions sanguines et les
manipulations génétiques. C'est l"avenir" du dopage : on dépasse
la prise de substances pour modifier directement le corps.
Pour connaître liste des produits interdits :
www.dopage.com
Le dopage des jeunes
Actuellement, on ne connaît pas exactement l’étendue de ce
phénomène. Mais il existe.
Il est évalué de 3 à 5% chez les enfants et les adolescents
sportifs.
Il y a un grave déficit d'information sur les effets du dopage
auprès des jeunes et surtout un manque de connaissances légales
et éthiques.
Toute substance nocive ou pas, interdite ou pas, prise pour
améliorer ses performances relève de la triche.
Les motifs de dopage chez l’enfant sont essentiellement la
pression familiale ou de l’encadrement sportif ou à l’inverse le
désintéressement familial à l’activité sportive.
La victoire coûte que coûte, le surentraînement, une
récupération insuffisante, des sollicitations physiques et
psychologiques inappropriées et une mauvaise hygiène de vie sont
des attitudes qui conduisent au dopage.
Le surentraînement (plus de 10 heures par semaine pour des
enfants jusqu’à 12 ans) se caractérise par une baisse des
performances, une fatigue généralisée, la baisse des défenses
immunitaires, l’anémie, une irritabilité et la déprime pouvant
aller jusqu’à la dépression.
Les conséquences du dopage sur la santé des enfants comme des
adultes seront
diverses en fonction des substances employées :
- les stimulants
sont utilisés pour accroître l’attention et la concentration,
la réduction du sentiment de fatigue. Les conséquences sont
l’agressivité, la nervosité et à terme l’épuisement.
- les narcotiques suppriment la douleur. Les risques
sont les problèmes respiratoires, l’accoutumance, une
diminution de la concentration et de la capacité de
coordination.
- les stéroïdes anabolisants servent à accroître la
masse musculaire, la capacité à l’endurance. Les effets
secondaires sont dramatiques : cancer du foie, troubles
psychiques, stérilité.
Il existe une
vulnérabilité individuelle et un âge critique pouvant conduire à
un comportement de dopage. L’adolescence est caractérisée comme
une période de vulnérabilité maximale au dopage, comme pour la
toxicomanie.
Les enfants présentant des troubles d’hyperactivité sont très
vulnérables au phénomène du dopage.
Même l'ONU et son Haut-Commissariat des droits de l'homme
s'inquiètent des dérives guettant les jeunes sportifs. Le
Genevois Paolo David, secrétaire du Comité des droits de
l'enfant, écrit: «Lorsque des produits illégaux sont
administrés à un enfant par des adultes, il s'agit d'une
véritable violation des droits de l'enfant, d'un acte contraire
à son intérêt, même dans les cas où l'enfant est informé et
conscient de la nature du produit.»
Quelques chiffres d’ici et d’ailleurs
En France
En 1991, une étude en milieu scolaire a montré que parmi les
jeunes interrogés, 7,7% affirment avoir peut-être déjà pris un
produit dopant (sans connaître l’efficacité réelle du
produit), 8,9% être éventuellement tentés par le dopage, 7,7%
avoir déjà eu des propositions de produits dopants ou
peut-être dopants et 10,3% connaître un copain qui s’est déjà
dopé.
En Suisse
En 1994, une étude a montré que 1,7% des écoliers suisses
affirmaient avoir déjà pris des stéroïdes anabolisants. Une
autre enquête montre que, en 8éme année, 2% des filles et 3,5%
des garçons ont déjà utilisé des amphétamines.
En Australie
Le gouvernement australien vient d'autoriser les contrôles
anti-dopage chez les juniors de 12 ans
Aux USA
Une enquête américaine a montré que 3% des enfants de moins de
10 ans avaient déjà essayé un produit dopant.
En Suède
Une étude a démontré un dopage de 3 à 5 % chez les mineurs
et de 15 à 20 % chez les adultes.
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