Ce qu’il faut savoir
Selon un récent rapport de l’Inserm, les conduites violentes des
jeunes ont globalement augmenté dans les collèges. 16834 jeunes
ont été tirés au sort dans 400 collèges et lycées dans 85
départements de France métropolitaine et ont répondu à un
questionnaire sur les violences physiques et verbales subies ou
commises dans les 12 derniers mois.
Près de la moitié se disent victime de violences verbales, près
d’un garçon sur quatre et d’une fille sur huit déclarent avoir
reçu des coups.
La violence et les incivilités font malheureusement aujourd’hui
partie de la vie des enfants et des jeunes et ces phénomènes
tendent à se banaliser.
Le sport n’est pas exempt de la violence physique et de la
violence verbale. Une question de santé publique
De tout temps, la violence a constitué l’une des menaces
principales pour les sociétés humaines. Considérée comme un
problème de santé, la violence tient une place particulière,
puisqu’elle concerne chacune des dimensions de la santé selon la
définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :
physique, psychique et sociale. Et pourtant, la conception de la
violence comme un problème de santé publique est récente. En mai
1996, l’OMS a déclaré que la prévention de la violence
constituait une priorité de santé publique.
Les enfants et les jeunes sont particulièrement concernés par la
violence, et d’abord en tant qu’observateurs. Ils la côtoient
quotidiennement, que ce soit dans leur environnement proche,
familial ou social, leurs relations interpersonnelles, à travers
les moyens de communication tels que la télévision ou les
journaux, le cinéma, le sport, ou encore les jeux vidéo.
Par leur vulnérabilité, les enfants sont particulièrement
exposés à la maltraitance, aux abus et à la violence sous toutes
ses formes.
Enfin, les enfants peuvent être acteurs de violence, que ce soit
dans leur famille, dans les relations avec des pairs ou des
éducateurs, ou dans la société.
Alors que l’on se focalise beaucoup sur la violence des jeunes,
il faut rappeler que la violence physique se rencontre dès la
petite enfance. Halte à la violence
Pour nous, la prévention de la violence est une responsabilité
individuelle et collective.
Le contrôle et la gestion de la violence constituent une
dimension importante de l’éducation, qui est elle-même centrale
dans le processus de développement social de l’enfant.
Entamer un dialogue sur la violence, c’est d’abord demander aux
jeunes quelle est leur définition de la violence. Selon eux où
commence-t-elle ?
Les adultes ont trop tendance à calquer leur propre vision de la
violence aux enfants. La violence, c’est ce qu’on se fait mais
c’est aussi ce qu’on subit et ce que ressent l’autre. Et enfin,
une attitude peut être prise selon les uns et les autres pour un
fait violent ou non. Notre objectif
L’objectif principal de notre action est de lutter contre la
banalisation, la généralisation de la violence dans le
sport et d’amener un public souvent passif, voire tacitement
complice à réagir, désapprouver et même s’engager activement
contre ces phénomènes.
Il ne s’agit pas de dire tolérance zéro, il s’agit que les
adultes montrent aux enfants un comportement cohérent : on ne
dit pas à un enfant : « la violence, c’est pas bien » pour
ensuite hurler devant la télé ou dans des tribunes des injures
aux joueurs et à l’arbitre.
Ou bien lorsque des parents ou des entraîneurs apprennent aux
enfants que le sport, c’est la guerre et que l’on entend dans
les gradins hurler « on va les massacrer » « tue-le »….
Nous proposons des outils de prévention qui donnent aux enfants
et aux adolescents, des moyens de résister, de construire
eux-mêmes leurs propres réponses et leurs propres défenses face
à la violence et aux incivilités. |